Pour savoir si on doit stopper ses séances de kiné, il faut déjà noter clairement son objectif. C’est la question que je pose à tous mes patients au cours du premier rendez-vous, et c’est elle qui détermine, bien plus tard, le moment où l’on peut s’arrêter.
Pour savoir si on doit stopper ses séances de kiné, il faut déjà noter clairement son objectif. Je demande à mon patient de verbaliser cet objectif, qui devient alors le mien pour toute la durée de la prise en charge. Sans objectif clair dès le départ, il devient difficile de savoir, plus tard, si le moment d’arrêter est réellement arrivé.
Pour un objectif sportif, par exemple, il faut stopper les séances de kiné quand on a retrouvé toute la mobilité, de la force, de la stabilité et de la confiance. Pour évaluer ça objectivement, il existe des bilans de retour au sport, ou même de retour à la compétition. Ces bilans contiennent des tests validés par la science comme étant des critères de reprise sans risque.
La force et la mobilité reviennent souvent avant la confiance. C’est pour ça que je ne me fie jamais uniquement aux chiffres des tests, la façon dont le patient exécute le geste, avec ou sans hésitation, compte tout autant.
Pour un membre inférieur, je fais notamment passer une série de sauts validés scientifiquement comme critères de reprise, le single hop, le triple hop, le crossover hop, et le side hop test. Chacun sollicite la jambe différemment, en distance, en rotation ou en contrôle latéral.
Si les tests valident une reprise possible, c’est la fin des séances, pas un arrêt anticipé fondé sur une simple impression.
«Envie de savoir où vous en êtes dans votre rééducation ?»
Prendre rendez-vous en lignePour certains patients, l’objectif n’est pas sportif, c’est simplement de ne plus avoir mal. Le test devient alors l’évaluation de la douleur elle-même. Si la douleur disparaît sur une période de 10 jours, on peut stopper les séances, à condition d’estimer que le corps est stable et que le patient maîtrise sa progression, autonome dans les exercices prescrits à la maison.
Une absence de douleur pendant quelques jours ne suffit pas à elle seule. C’est la stabilité sur 10 jours, associée à une réelle autonomie dans les exercices, qui donne le vrai feu vert pour arrêter.
Je demande systématiquement à mon patient de verbaliser son objectif dès le premier rendez-vous. C’est cet objectif, sportif ou simplement l’absence de douleur, qui devient le mien, et c’est lui qui détermine, avec des tests objectifs, le moment où l’on peut vraiment arrêter.
Envie d’un bilan de retour au sport ou de reprise ?
Faisons le point ensemble en cabinet.