Parcours de soins

Le parcours de soins en kinésithérapie

De la consultation chez votre médecin jusqu’à votre autonomie dans la rééducation, voici comment se déroule concrètement une prise en charge chez moi, étape par étape, avec le détail du remboursement de vos séances.

Carte Vitale, présentée à chaque séance pour le remboursement Sécurité Sociale

Beaucoup de patients arrivent en cabinet sans savoir précisément ce qui les attend, ni comment fonctionne le remboursement de leurs séances. Je vous explique ici chaque étape du parcours, de la consultation médicale jusqu’à votre autonomie dans la rééducation, ainsi que la part prise en charge par la Sécurité Sociale et votre mutuelle.

Les 6 étapes de votre parcours de soins

Étape 1, consultation médicale

Tout commence en général par une consultation chez votre médecin traitant, ou directement chez un spécialiste, orthopédiste, rhumatologue ou médecin du sport. C’est lui qui pose un premier diagnostic, oriente si besoin vers des examens complémentaires, et rédige la prescription de kinésithérapie qui déterminera votre prise en charge.

Étape 2, imagerie médicale si nécessaire

Selon la situation, le médecin peut demander une imagerie avant de démarrer la rééducation, une radiographie pour écarter une fracture, une IRM ou une échographie pour analyser les tissus mous, un scanner ou un arthroscanner pour une analyse plus fine d’une articulation. Ce n’est pas systématique, beaucoup de blessures se traitent sans imagerie, mais elle permet parfois d’affiner le diagnostic et d’adapter la rééducation.

Étape 3, prise de rendez-vous avec moi

Une fois la prescription en main, vous pouvez prendre rendez-vous directement via Doctolib ou l’application HOPP. Je vous conseille de venir avec l’ordonnance, les comptes-rendus d’imagerie si vous en avez, et si possible quelques informations sur votre pratique sportive et vos objectifs.

Étape 4, premier rendez-vous, bilan et début des soins

La première séance commence toujours par un bilan diagnostic kinésithérapique, je regarde vos amplitudes, votre force, votre douleur, votre gestuelle sportive si c’est pertinent, et je vous explique ce que je comprends de votre blessure. Les soins débutent en général dès cette première séance.

Étape 5, planification des séances

En fonction de la gravité et du type de blessure, je vous propose une fréquence et un nombre de séances adaptés, avec des points d’étape réguliers pour ajuster le programme selon votre évolution. Rien n’est figé, la rééducation avance au rythme de vos progrès.

Étape 6, auto-rééducation entre les séances

Le travail en cabinet ne suffit pas à lui seul. Je vous donne un programme d’exercices personnalisé, avec des vidéos via l’application HOPP, pour continuer la rééducation chez vous entre deux rendez-vous. C’est souvent ce qui fait la différence sur la vitesse de récupération.
Thibault Vignais en séance de rééducation

Une prise en charge coordonnée avec votre médecin

Votre ordonnance n’est pas une simple formalité administrative, elle guide tout le parcours. Le diagnostic et le motif indiqués par votre médecin orientent directement le type de rééducation que je mets en place, et déterminent aussi la cotation de l’acte, c’est à dire la base sur laquelle sera calculé votre remboursement.

Quand c’est utile, je n’hésite pas à échanger directement avec le médecin prescripteur pour ajuster le programme, notamment sur des blessures sportives spécifiques où le diagnostic initial mérite d’être affiné au fil des séances.

Thibault Vignais

Mon avis kiné

Le parcours de soins fonctionne d’autant mieux qu’il y a une vraie coordination avec le médecin prescripteur. Je prends le temps d’échanger avec les orthopédistes et médecins du sport que je connais, pour que la rééducation colle exactement au diagnostic et à la prescription, sans perte d’information entre les rendez-vous.

À retenir

Votre ordonnance détermine la prise en charge, la cotation de l’acte, et donc la part remboursée par la Sécurité Sociale.

Comprendre le remboursement de vos séances

Présentée à chaque séance, votre carte Vitale déclenche le remboursement automatique par la Sécurité Sociale.

Comment est calculée la part Sécurité Sociale ?

La Sécurité Sociale rembourse une part fixe d’une base de remboursement fixée par la nomenclature des actes de kinésithérapie, la NGAP. Cette base ne correspond pas forcément au prix affiché par le cabinet, elle dépend de la cotation de l’acte, c’est à dire du code attribué à votre rééducation selon la pathologie et la zone traitée. Cette cotation est déterminée par la prescription de votre médecin, son diagnostic et le motif indiqué sur l’ordonnance orientent directement le code utilisé, et donc le montant remboursé.

60%

C’est la part de la base de remboursement prise en charge par la Sécurité Sociale, pour l’ensemble des actes de kinésithérapie, quelle que soit la pathologie traitée.

Les grandes familles de cotations

Depuis la nouvelle nomenclature, entrée en vigueur en 2024 et devenue obligatoire pour tous les kinésithérapeutes libéraux au 1er janvier 2026, les actes de rééducation sont classés par grande famille anatomique, chacune avec sa propre lettre-clé. Voici les familles qui concernent le plus souvent les blessures de l’appareil locomoteur et les pathologies du rachis.

Zone traitéeLettre-cléExemples de pathologies
RachisRAM / RAOLombalgies, cervicalgies, dorsalgies, hernies discales
Membre inférieurRIM / RIC / VIM / VICGenou, cheville, hanche, entorses et suites post-opératoires
Membre supérieurRSM / RSC / VSM / VSCÉpaule, coude, poignet
Bilan et supplémentsAMKBilan diagnostic kinésithérapique (BDK), balnéothérapie
Territoires multiplesTERPrise en charge combinant plusieurs zones anatomiques

Le coefficient exact varie ensuite selon la pathologie précise, le stade, aigu, chronique ou post-opératoire, et le nombre de séances déjà réalisées, certains actes suivent un barème dégressif au fil de la rééducation. En pratique, une séance standard correspond à une base de remboursement d’environ 16€, quelle que soit la famille de cotation, avec un taux de remboursement Sécurité Sociale constant de 60%.

Le rôle de la mutuelle

Votre mutuelle intervient sur la part non couverte par la Sécurité Sociale, mais son niveau de prise en charge dépend entièrement du contrat que vous avez souscrit. Certains contrats se limitent à compléter jusqu’à 100% de la base de remboursement fixée par la Sécurité Sociale, d’autres, plus complets, intègrent un forfait kinésithérapie ou médecines douces qui couvre aussi tout ou partie de l’écart avec le prix réellement facturé par le cabinet. Je vous conseille de vérifier ce point directement auprès de votre mutuelle avant de démarrer un suivi long.

Exemple concret, une séance genou à 50€

Prenons le cas d’une séance de rééducation du genou facturée 50€ dans mon cabinet.

Prix de la séance50,00 €
Base de remboursement fixée par la Sécurité Sociale16,13 €
Remboursement Sécurité Sociale (60% de la base)9,68 €
Reste à charge avant mutuelle40,32 €

Sur ces 40,32€, 6,45€ correspondent à l’écart entre le prix de la séance et la base de remboursement à l’intérieur même de la nomenclature, une somme que la plupart des mutuelles remboursent en totalité. Les 33,87€ restants correspondent à l’écart avec le prix réellement facturé par le cabinet, une part que seuls les contrats les plus complets, avec un forfait kinésithérapie dédié, prennent en charge intégralement. Certaines mutuelles ne couvrent qu’une partie de cet écart, d’où l’intérêt de vérifier votre contrat avant de commencer un suivi régulier.

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