De la consultation chez votre médecin jusqu’à votre autonomie dans la rééducation, voici comment se déroule concrètement une prise en charge chez moi, étape par étape, avec le détail du remboursement de vos séances.
Beaucoup de patients arrivent en cabinet sans savoir précisément ce qui les attend, ni comment fonctionne le remboursement de leurs séances. Je vous explique ici chaque étape du parcours, de la consultation médicale jusqu’à votre autonomie dans la rééducation, ainsi que la part prise en charge par la Sécurité Sociale et votre mutuelle.
Votre ordonnance n’est pas une simple formalité administrative, elle guide tout le parcours. Le diagnostic et le motif indiqués par votre médecin orientent directement le type de rééducation que je mets en place, et déterminent aussi la cotation de l’acte, c’est à dire la base sur laquelle sera calculé votre remboursement.
Quand c’est utile, je n’hésite pas à échanger directement avec le médecin prescripteur pour ajuster le programme, notamment sur des blessures sportives spécifiques où le diagnostic initial mérite d’être affiné au fil des séances.
Le parcours de soins fonctionne d’autant mieux qu’il y a une vraie coordination avec le médecin prescripteur. Je prends le temps d’échanger avec les orthopédistes et médecins du sport que je connais, pour que la rééducation colle exactement au diagnostic et à la prescription, sans perte d’information entre les rendez-vous.
Votre ordonnance détermine la prise en charge, la cotation de l’acte, et donc la part remboursée par la Sécurité Sociale.
Présentée à chaque séance, votre carte Vitale déclenche le remboursement automatique par la Sécurité Sociale.
La Sécurité Sociale rembourse une part fixe d’une base de remboursement fixée par la nomenclature des actes de kinésithérapie, la NGAP. Cette base ne correspond pas forcément au prix affiché par le cabinet, elle dépend de la cotation de l’acte, c’est à dire du code attribué à votre rééducation selon la pathologie et la zone traitée. Cette cotation est déterminée par la prescription de votre médecin, son diagnostic et le motif indiqué sur l’ordonnance orientent directement le code utilisé, et donc le montant remboursé.
C’est la part de la base de remboursement prise en charge par la Sécurité Sociale, pour l’ensemble des actes de kinésithérapie, quelle que soit la pathologie traitée.
Depuis la nouvelle nomenclature, entrée en vigueur en 2024 et devenue obligatoire pour tous les kinésithérapeutes libéraux au 1er janvier 2026, les actes de rééducation sont classés par grande famille anatomique, chacune avec sa propre lettre-clé. Voici les familles qui concernent le plus souvent les blessures de l’appareil locomoteur et les pathologies du rachis.
| Zone traitée | Lettre-clé | Exemples de pathologies |
|---|---|---|
| Rachis | RAM / RAO | Lombalgies, cervicalgies, dorsalgies, hernies discales |
| Membre inférieur | RIM / RIC / VIM / VIC | Genou, cheville, hanche, entorses et suites post-opératoires |
| Membre supérieur | RSM / RSC / VSM / VSC | Épaule, coude, poignet |
| Bilan et suppléments | AMK | Bilan diagnostic kinésithérapique (BDK), balnéothérapie |
| Territoires multiples | TER | Prise en charge combinant plusieurs zones anatomiques |
Le coefficient exact varie ensuite selon la pathologie précise, le stade, aigu, chronique ou post-opératoire, et le nombre de séances déjà réalisées, certains actes suivent un barème dégressif au fil de la rééducation. En pratique, une séance standard correspond à une base de remboursement d’environ 16€, quelle que soit la famille de cotation, avec un taux de remboursement Sécurité Sociale constant de 60%.
Votre mutuelle intervient sur la part non couverte par la Sécurité Sociale, mais son niveau de prise en charge dépend entièrement du contrat que vous avez souscrit. Certains contrats se limitent à compléter jusqu’à 100% de la base de remboursement fixée par la Sécurité Sociale, d’autres, plus complets, intègrent un forfait kinésithérapie ou médecines douces qui couvre aussi tout ou partie de l’écart avec le prix réellement facturé par le cabinet. Je vous conseille de vérifier ce point directement auprès de votre mutuelle avant de démarrer un suivi long.
Prenons le cas d’une séance de rééducation du genou facturée 50€ dans mon cabinet.
Sur ces 40,32€, 6,45€ correspondent à l’écart entre le prix de la séance et la base de remboursement à l’intérieur même de la nomenclature, une somme que la plupart des mutuelles remboursent en totalité. Les 33,87€ restants correspondent à l’écart avec le prix réellement facturé par le cabinet, une part que seuls les contrats les plus complets, avec un forfait kinésithérapie dédié, prennent en charge intégralement. Certaines mutuelles ne couvrent qu’une partie de cet écart, d’où l’intérêt de vérifier votre contrat avant de commencer un suivi régulier.
Un parcours clair, du premier rendez-vous jusqu’à votre autonomie.
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