Comme la majorité des blessures en course à pied, la périostite est due à un problème de dosage, trop de contrainte sur le tibia par rapport aux capacités du moment. Le corps a mal et envoie un message clair, il faut renforcer cette zone. Voici comment je la comprends, comment mon regard d’ostéopathe et la fasciathérapie ciblent précisément la douleur, et comment je remets la jambe en contrainte progressivement.
Sommaire
Comme la majorité des blessures que je vois en course à pied, la périostite tibiale est due à un problème de dosage. Trop de contrainte sur le tibia par rapport aux capacités du moment. Le corps fait mal et envoie un message clair, il faut renforcer cette zone. Le traitement de la périostite passe donc avant tout par une remise en contrainte progressive, pas par du repos strict et prolongé.
Une périostite n’est pas le signe d’un tibia fragile ou mal formé, c’est le signe d’une augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité d’entraînement par rapport à ce que la structure osseuse et les tissus qui l’entourent pouvaient absorber à ce moment-là. Un changement de surface, de chaussures, une reprise après une coupure, une hausse brutale du kilométrage, sont les déclencheurs que je retrouve le plus souvent en interrogatoire.
Le repos total soulage la douleur mais ne règle rien sur le fond. Si vous reprenez la course exactement au même volume qu’avant l’arrêt, la périostite revient presque toujours, parce que la vraie cause, le dosage, n’a jamais été traitée.
Le traitement de la périostite ne se limite jamais au tibia lui-même. Je travaille aussi les muscles voisins stabilisateurs, mais également le pied, le genou et le bassin, pour que la mécanique de course dans son ensemble soit efficace, avec une bonne répartition des contraintes sur toute la jambe plutôt qu’une concentration excessive sur le tibia.
Un pied qui s’affaisse trop, un genou qui part en rotation interne, un bassin instable à l’appui, augmentent chacun la contrainte locale sur le tibia à chaque foulée. Corriger ces éléments en parallèle du renforcement local est ce qui évite la récidive une fois la course reprise.
«Une douleur de tibia qui revient à chaque reprise de course ?»
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Mon travail d’ostéopathe me sert dès le début de la prise en charge, dès la première séance, pour travailler manuellement la zone tendue autour du tibia. Cette approche tissulaire précoce aide à diminuer rapidement la douleur avant même que le renforcement n’ait eu le temps de faire effet.
Sur une périostite, je commence quasiment toujours par un travail manuel de la zone tendue, dès la première séance. Ce n’est pas un traitement en soi, mais un moyen efficace de calmer la douleur pendant qu’on remet la remise en charge en route.
L’utilisation de la fasciathérapie permet de cibler précisément les zones responsables de la douleur, en travaillant sur les tensions du fascia qui entoure le tibia et les muscles voisins. C’est une technique douce, qui complète bien le travail tissulaire manuel et le renforcement progressif.
Le renforcement du tibial postérieur, en montée sur pointe de pied en légère inversion, est un exercice simple à démarrer en complément du travail manuel, tant qu’il reste sans douleur vive.
Le traitement des périostites passe par de la remise en contrainte progressive. Il ne s’agit pas de tout arrêter en attendant que la douleur disparaisse, mais de doser précisément le volume et l’intensité de course tolérés, puis de les augmenter très progressivement, semaine après semaine.
Une périostite se traite en remettant le tibia en contrainte progressivement, pas en l’évitant indéfiniment.
Une douleur de tibia qui vous freine dans votre course ?
Ne laissez pas une périostite mal dosée gâcher votre saison.