La balnéothérapie est un bon complément de la rééducation classique. Pourtant, je ne la pratique pas moi-même en cabinet. Ce n’est pas une question de valeur de la méthode, mais un choix construit à partir de mon expérience et de ma vision des soins.
La balnéothérapie est un bon complément de la rééducation classique. Elle permet un travail en décharge, dans un environnement où le poids du corps pèse moins sur les articulations. Personnellement, je ne pratique pas la balnéothérapie, car je trouve que je ne vois pas assez le patient dans l’eau pour apporter les meilleures corrections possibles.
Et bien sûr, je ne peux pas le toucher, donc je ne peux pas ressentir les limitations comme je pourrais le faire lors d’une séance sur table, par exemple. Cette double perte, visuelle et tactile, change profondément la précision du travail que je peux proposer à un patient.
En cabinet, sur table, je perçois immédiatement une résistance musculaire, une restriction articulaire, une compensation, par le simple contact. Dans l’eau, ces informations deviennent beaucoup plus difficiles à capter avec la même finesse.
Ce n’est pas la méthode qui pose question, c’est ma capacité à l’exercer avec la précision que j’attends de moi-même. Je préfère orienter mes patients vers des praticiens spécialisés en balnéothérapie plutôt que de la pratiquer moins bien que mon cœur de métier.
J’ai eu l’occasion de pratiquer la balnéothérapie au CERS de Saint-Raphaël durant 1 mois. Cette expérience, couplée à ma vision des soins, m’a permis de prendre la décision de ne pas pratiquer la balnéothérapie en cabinet. Ce mois d’immersion m’a justement confirmé ce que je pressentais, le décalage entre ce que je peux évaluer sur table et ce que je peux évaluer dans l’eau.
Une méthode peut être excellente sans être celle que je choisis de pratiquer moi-même, si elle m’éloigne trop de ma façon de travailler.
«Une prise en charge à discuter, en cabinet ou en complément ?»
Prendre rendez-vous en ligneMais je conseille la balnéothérapie à mes patients en parallèle de nos soins, dans certains cas précis, comme dans le cadre des prises en charge de capsulite rétractile par exemple. Le travail en décharge dans l’eau complète bien le travail que je mène en cabinet, sans jamais le remplacer.
Je préfère orienter mes patients vers un praticien spécialisé en balnéothérapie plutôt que de proposer une version approximative de cette méthode moi-même. Chacun son terrain de précision, le mien, c’est le cabinet.
Une question sur la méthode la plus adaptée à votre cas ?
Parlons-en en cabinet.