Si je devais garder un seul exercice dans ma pratique, ce serait le windmill. Je l’utilise aussi bien pour mes conseils d’ostéopathe que de kinésithérapeute, à vide pour la mobilité, avec charge pour la stabilité. Voici pourquoi il occupe une place à part dans les programmes que je construis.
Le windmill, ce mouvement où l’on incline le buste d’un côté, un bras tendu vers le ciel et l’autre vers le pied opposé, revient très souvent dans les programmes que je construis. Ce qui me plaît dans cet exercice, c’est sa polyvalence, je l’utilise aussi bien pour des conseils d’ostéopathe que de kinésithérapeute. Il doit être pratiqué avec ou sans charge selon l’objectif, à vide pour la souplesse et la mobilité, avec de la charge pour la stabilité d’épaule, la proprioception et le gainage dynamique.
Ce qui rend le windmill unique, c’est le nombre de zones qu’il travaille en un seul geste. Il a pour particularité de solliciter le corps en rotation, en inclinaison et en flexion pour les lombaires, l’épaule en position overhead, le bassin en translation, et la hanche sur des angles que l’on utilise rarement au quotidien.
Il étire également les ischio-jambiers et les adducteurs, en fonction de la souplesse de chacun, ce qui en fait un excellent indicateur pour suivre l’évolution de la mobilité d’un patient au fil des séances, sans avoir besoin d’un bilan complet à chaque fois.
À vide, le windmill est un excellent outil de mobilité, presque un test articulaire complet. Avec une charge, il devient un exercice de stabilité et de gainage dynamique exigeant. C’est cette double casquette qui en fait un exercice que j’utilise à toutes les étapes d’une rééducation.
Sans charge, le windmill sert avant tout à travailler la souplesse et la mobilité, dans les conseils que je donne aussi bien côté ostéopathie que kinésithérapie. C’est un mouvement idéal pour désenrailler les zones qui se raidissent, en particulier après une position statique prolongée.
Avec de la charge, un kettlebell tenu bras tendu au-dessus de la tête, il devient un exercice à part entière de stabilité d’épaule, de proprioception et de gainage dynamique. La contrainte imposée par le poids en position instable oblige tout le corps à se coordonner, du poignet jusqu’à la cheville d’appui.
5 répétitions par côté le matin permettent d’activer le corps avant de démarrer la journée. 5 répétitions le soir aident à défaire les mauvaises positions accumulées, notamment si vous êtes resté assis au bureau toute la journée.
Peu d’exercices me permettent de travailler autant de zones en un seul mouvement, tout en restant simple à enseigner. C’est pour ça que je le prescris aussi bien à un patient en fin de rééducation qu’à un sportif qui cherche simplement à mieux bouger au quotidien.
Le windmill s’adapte à votre objectif, mobilité à vide, stabilité et gainage dynamique avec charge, matin pour activer, soir pour défaire les tensions du bureau.
Envie d’intégrer ce type d’exercice à votre routine ?
Parlons de vos objectifs en cabinet.