Avant de vouloir renforcer à tout prix une zone, il faut retrouver le mouvement. Je pense en premier au rachis, mais aussi aux épaules ou à la cheville. C’est le principe qui guide toutes mes prises en charge, en kinésithérapie comme en ostéopathie.
Bouger avant de renforcer, c’est la clé de toutes les prises en charge que je mène, que ce soit en kinésithérapie ou en ostéopathie. Avant de vouloir renforcer à tout prix une zone, il faut d’abord retrouver le mouvement. Je pense en premier au rachis, mais aussi aux épaules ou à la cheville, des articulations que je retrouve très souvent limitées chez mes patients, sans qu’ils en aient toujours conscience.
Je vois souvent des patients, parfois déjà suivis ailleurs, à qui l’on a demandé de renforcer le plus vite possible une zone, sans même que les articulations concernées ne bougent normalement au préalable. Le résultat, c’est un renforcement construit sur une base instable, qui tient rarement dans la durée, et qui expose à la rechute une fois l’intensité sportive retrouvée.
Renforcer un muscle qui s’appuie sur une articulation limitée revient à consolider une mauvaise mécanique plutôt qu’à la corriger. C’est pour cette raison que je commence quasiment toujours par évaluer, puis restaurer, la mobilité avant d’entamer un travail de force conséquent.
Un patient qui compense une raideur de hanche par un excès de mouvement lombaire ne le sentira pas forcément. C’est justement le rôle du bilan initial de repérer ces compensations avant qu’elles ne deviennent, elles-mêmes, une source de blessure.
C’est exactement la raison pour laquelle je cumule les deux compétences. L’ostéopathie permet de mieux bouger, en travaillant les restrictions de mobilité qui limitent une articulation avant même qu’elles ne deviennent douloureuses. La kinésithérapie permet ensuite de renforcer, sur des bases mécaniques saines, avec une charge qui progresse en toute sécurité.
Il faut donc les deux pratiques pour une prise en charge complète, sous tous les angles. Utilisées séparément, chacune répond à une partie du problème. Utilisées ensemble, dans la même séance, elles permettent d’ajuster en temps réel entre le travail de mobilité et le travail de force, sans attendre un autre rendez-vous.
Testez votre flexion dorsale de cheville, genou au mur, en gardant le talon au sol. Si vous ne pouvez pas toucher le mur avec le genou sans décoller le talon, c’est souvent le premier maillon à travailler avant tout renforcement du bas du corps.
Ce n’est pas une règle absolue, certains patients ont besoin de force avant tout. Mais dans la grande majorité des cas que je reçois, restaurer le mouvement en premier change complètement la vitesse et la qualité de la progression qui suit.
Bouger avant de renforcer, ce n’est pas perdre du temps, c’est construire un renforcement qui tient dans la durée.
Une zone qui reste raide malgré le renforcement ?
On regarde ça ensemble en cabinet.