Guide des pathologies

Les pathologies du sport que je rééduque le plus souvent, décryptées une par une.

Thibault Vignais coachant un athlète sur un exercice de hanche au kettlebell

Pubalgie, tendinopathie, fracture de fatigue, aponévrosite plantaire, douleur d’omoplate, rupture du tendon d’Achille… Chaque blessure a sa logique, son protocole, son calendrier de reprise. Voici comment je les comprends et je les traite au cabinet, avec un double regard de kinésithérapeute du sport et d’ostéopathe.

Depuis 2009, je reçois en cabinet à Paris des sportifs de tous niveaux, du joggeur du dimanche au sportif professionnel, pour des blessures très variées. Certaines reviennent sans cesse, la pubalgie du footballeur, les blessures de la coureuse, la tendinopathie, la fracture de fatigue. D’autres sont plus rares mais tout aussi handicapantes pour la pratique sportive. Cette page rassemble les pathologies que je traite le plus régulièrement, avec pour chacune un article détaillé sur la manière dont je les comprends, je les rééduque, et ce que vous pouvez faire de votre côté en attendant votre rendez-vous.

Pourquoi cumuler kiné du sport et ostéopathie change la prise en charge

Je suis kinésithérapeute du sport depuis 2009 et ostéopathe depuis 2015. Cette double formation n’est pas un simple argument marketing, elle change concrètement la façon dont j’aborde chaque pathologie. La kinésithérapie du sport me donne les outils pour quantifier la douleur, renforcer un muscle, réathlétiser un patient jusqu’au retour à son sport. L’ostéopathie m’apporte un regard complémentaire sur la mobilité articulaire, les chaînes de compensation, et les restrictions qui, souvent, entretiennent la blessure sans qu’on les identifie clairement.

Beaucoup de blessures sportives ne sont pas des accidents isolés. Une pubalgie qui traîne, une douleur d’omoplate qui revient, une tendinopathie qui ne cède pas malgré des semaines de renforcement, cachent très souvent un déficit de mobilité en amont, une hanche qui tourne mal, une cage thoracique trop raide, un bassin qui compense. Sans ce second regard, le risque est de traiter la conséquence sans jamais s’attaquer à la cause.

Cette approche n’a rien d’universel, chaque discipline sportive impose ses propres contraintes, un footballeur ne sollicite pas son corps comme une danseuse ou une coureuse de fond. C’est pourquoi je construis systématiquement mon bilan autour du sport pratiqué, de sa fréquence, et des gestes spécifiques qui reproduisent la douleur, plutôt que d’appliquer un protocole générique valable pour n’importe quelle blessure.

Astuce kiné

Si une douleur persiste malgré une rééducation bien menée pendant plusieurs semaines, ce n’est pas forcément un signe de gravité, c’est souvent le signe qu’il manque un maillon, une mobilité articulaire, à traiter en parallèle du renforcement.

Les pathologies que je traite le plus souvent

Cliquez sur une pathologie pour retrouver l’article complet, avec le détail du protocole, mon regard d’ostéopathe en plus, et ce que vous pouvez faire chez vous en complément des séances.

Pathologies de l’aine

Pubalgie du footballeur

Douleur à l’aine liée aux frappes et changements de direction, avec ou sans opération selon les cas.

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Course à pied féminine

Blessures de la coureuse

Périostite, syndrome fémoro-patellaire, fracture de fatigue, un point commun revient dans 9 cas sur 10.

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Pathologies du pied

Aponévrosite plantaire

Douleur sous le talon dès les premiers pas du matin, qui se soigne bien avec un protocole rigoureux.

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Dos et cage thoracique

Douleur en bord d’omoplate

Blocage costo-vertébral qui résiste souvent à tout, sauf à la double prise en charge ostéo et kiné.

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Blessures osseuses

Fracture de fatigue

Douleur profonde sur le tibia, fréquente chez les coureuses en préparation marathon ou Hyrox.

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Cuisse et bassin

Tendinopathie des ischio-jambiers

Douleur sous la fesse chez les danseuses, qui résiste souvent à un protocole de kiné classique seul.

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Cheville et tendon

Rupture du tendon d’Achille

Rééducation post-opératoire adaptée au mode opératoire et au type d’immobilisation choisi.

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Méthode et protocole

La solution pour la tendinopathie

Le travail isométrique et le protocole de Jill Cook, étape par étape, pour calmer un tendon irrité.

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Pathologies du genou

Ménisque opéré

La rééducation post-opératoire qui demande le plus de patience, entre suture et résection.

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Blessures osseuses

Périostite tibiale

Un problème de dosage qui se traite par une remise en contrainte progressive du tibia.

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Pathologies du genou

Opération du LCA

Une rééducation qui se dose semaine après semaine, en sortant du cadre rigide des protocoles.

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«Une douleur qui ne rentre dans aucune de ces cases ?»

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Comment je construis chaque protocole

Quelle que soit la pathologie, ma méthode part toujours des mêmes fondamentaux. C’est cette structure qui me permet d’adapter le protocole à chaque patient, plutôt que d’appliquer une fiche d’exercices standardisée.

  • 1Un bilan précis, kinésithérapique et ostéopathique, pour identifier la lésion mais aussi les facteurs qui l’entretiennent, mobilité, posture, chaîne de compensation.
  • 2Une quantification de la douleur et de la charge, en séance et en dehors, pour ajuster le protocole au bon rythme sans le deviner à l’aveugle.
  • 3Un travail de mobilité, quand mon bilan d’ostéopathe identifie une restriction articulaire qui pèse sur la zone blessée.
  • 4Un renforcement progressif, avec des charges augmentées semaine après semaine selon la tolérance réelle du patient.
  • 5Une réathlétisation spécifique au sport pratiqué, jusqu’à la reprise des gestes les plus exigeants, changements de direction, sauts, sprints.
  • 6Un bilan de sortie, avant tout retour à la compétition, pour valider objectivement que le corps est prêt, pas seulement que la douleur a disparu.
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C’est le nombre d’années que j’accompagne des sportifs de tout niveau au bord des terrains et en cabinet, de l’amateur au sportif de haut niveau.

L’œil du kiné

La question que je pose toujours en premier n’est pas « où avez-vous mal ? » mais « depuis quand, et qu’est-ce qui a changé dans votre entraînement juste avant ? ». La réponse oriente souvent tout le reste du bilan.

Thibault Vignais accompagnant une patiente lors d'un exercice de rééducation guidée

Mon avis de kiné du sport

En tant que kinésithérapeute du sport, ma priorité absolue est de ne jamais faire progresser un patient plus vite que ce que son corps peut réellement absorber. C’est souvent le point qui fait la différence entre une rééducation qui tient dans le temps et une rechute quelques semaines après la reprise.

La quantification est mon outil numéro un. Je préfère un protocole un peu plus long mais construit sur des données réelles, douleur, charge, tolérance à l’effort, plutôt qu’un retour rapide basé uniquement sur la disparition de la douleur au repos.

Thibault Vignais

Mon avis kiné

Ce que je vois le plus souvent en cabinet, ce n’est pas un manque de motivation chez mes patients, c’est une impatience compréhensible qui les pousse à sauter des étapes. Mon rôle de kiné du sport, c’est justement de tenir ce cap, séance après séance, jusqu’à un retour au sport qui tient vraiment dans la durée.

Thibault Vignais en séance avec une patiente, étirement assisté

Mon avis d’ostéopathe

Mon regard d’ostéopathe s’ajoute à la rééducation, il ne la remplace jamais. Sur la majorité des pathologies que je traite au cabinet, pubalgie, douleur d’omoplate, tendinopathie des ischio-jambiers, je retrouve une restriction de mobilité, hanche, cage thoracique ou bassin, qui n’apparaît pas forcément spontanément dans un bilan kiné classique.

Traiter cette restriction en parallèle du renforcement ne fait pas de miracle à elle seule, mais elle enlève souvent un frein invisible qui ralentissait la progression. C’est ce double regard, kiné et ostéo, qui explique pourquoi certains patients progressent plus vite chez moi qu’avec une seule des deux approches isolément.

Thibault Vignais

Mon avis ostéo

Ce n’est pas systématique, toutes les blessures ne cachent pas une restriction de mobilité. Mais quand c’est le cas, et je le vérifie à chaque bilan, corriger cette mobilité dès les premières séances change vraiment la vitesse à laquelle le renforcement fait effet.

À retenir

Chaque pathologie a sa logique propre, mais la méthode reste la même, bilan précis, quantification, mobilité, renforcement et réathlétisation progressive.

Ce qui change quand un seul praticien cumule les deux compétences

Beaucoup de mes patients ont d’abord consulté un kinésithérapeute, puis un ostéopathe séparément, avant d’arriver au cabinet. Le problème n’est pas la compétence de ces praticiens, c’est la coordination entre les deux prises en charge, qui manque souvent de continuité, avec des messages parfois contradictoires d’un professionnel à l’autre.

En cumulant les deux casquettes, je peux ajuster en temps réel, dans la même séance, entre le travail de mobilité et le travail de renforcement, sans attendre un autre rendez-vous ni faire répéter deux fois le même bilan à mes patients. C’est un vrai gain de temps sur la durée totale de la rééducation, et une lecture plus cohérente de la blessure d’un bout à l’autre du protocole.

  • Un seul bilan initial, kiné et ostéo, au lieu de deux rendez-vous séparés
  • Une prise en charge ajustée en temps réel, sans attendre un autre praticien
  • Une vision cohérente de la blessure, de la cause à la reprise du sport

C’est cette continuité qui fait la différence sur les blessures les plus longues à traiter. Une rééducation de pubalgie ou de tendinopathie s’étale souvent sur plusieurs mois, et chaque semaine perdue à cause d’un manque de coordination entre deux praticiens repousse d’autant votre retour au sport. En centralisant les deux approches, je peux également adapter le protocole plus finement aux imprévus, une compétition rapprochée, une reprise d’entraînement plus tôt que prévu, un déplacement à l’étranger, sans devoir resynchroniser deux agendas et deux avis différents.

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Thibault Vignais